Chronique, virgule

Chronique d'idées, de mots et d'humeurs : derrière la virgule, il y a toujours à lire...

31 décembre 2008

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à toutes et à tous, avec quelques heures d'avance,

v_ux

mes meilleurs vœux pour l'année 2009
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Et maintenant, rendez-vous sur curioso furioso
http://curiosofurioso1.canalblog.com/

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29 décembre 2008

Réjouissons-nous

Brice

    Lorsque nous contemplons le beau visage d’un Augusto Pinochet passant en revue ses escadrons de la mort, et nous replaçant dans son époque, nous nous alarmons. Le bougre ne plaisantait pas. Aveuglé qu’il était par sa propre personne, par sa foi en la force du glaive, il ne pouvait cependant se douter qu’il singeait (au degré –1) un célèbre comique l’ayant tourné en dérision quelques décennies plus tôt. Loin de lui, donc, la conscience de ne représenter, à l’image d’une Margaret Thatcher au clitoris d’acier, qu’un bégaiement de l’Histoire, une pustule asséchée qui tomberait d’elle-même.

    Cependant, maintenant qu’il s’est éteint, nous ressentons, humains et naïfs que nous sommes, une forme de soulagement qui nous réjouit le cœur. C’en est fini, et bien fini cette fois, songeons-nous, de ces potentats imbéciles qui n’ont laissé dans leur sillage que des larmes et du sang.

    En effet, c’en est fini des voyous et pantins, du moins dans nos contrées prospères. Mais qu’en est-il des mécanismes qui les ont soutenus, qu’en est-il des ficelles et des mains invisibles ayant animé les marionnettes qui se jouèrent des peuples dans le guignol du monde ? Qu’en est-il de la philosophie d’un Kissinger, homme de pouvoir et d’argent, de surcroît prix Nobel de la paix malgré qu’il ait soutenu les menées souterraines de nombre de tyrans ?

    Kissinger va bientôt disparaître, les dernières dictatures vont suivre. Gardons cependant les pieds sur terre, n’oublions pas que la lumière engendre l’ombre. En attendant réjouissons-nous : les maux qui nous accablent encore, en cette fin 2008, vont continuer de reculer.

    A condition toutefois que nous gardions les yeux ouverts, que nous restions attentifs aux soubresauts de Béhémoth.

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23 décembre 2008

fatigué je suis
tirer volets, fermer portes
bon noël à toutes et tous
moi dodo avec chat Coucouli
plus parler plus écrire
plus bouger

(juste manger)

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disc_couv

discours aux enfants

un article élogieux
dans Vox Populi
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22 décembre 2008

L'horreur économique

le livre


horreur__co



la quatrième de couverture

" Nous vivons au sein d’un leurre magistral, d’un monde disparu que des politiques artificielles prétendent perpétuer. Nos concepts du travail et par là du chômage, autour desquels la politique se joue (ou prétend se jouer) n’ont plus de substance : des millions de vies sont ravagées, des destins sont anéantis par cet anachronisme. L’imposture générale continue d’imposer les systèmes d’une société périmée afin que passe inaperçue une nouvelle forme de civilisation qui déjà pointe, où seul un très faible pourcentage de la population terrestre trouvera des fonctions. L’extinction du travail passe pour une simple éclipse alors que, pour la première fois dans l’Histoire, l’ensemble des êtres humains est de moins en moins nécessaire au petit nombre qui façonne l’économie et détient le pouvoir. Nous découvrons qu’au-delà de l’exploitation des hommes, il y avait pire, et que, devant le fait de n’être plus même exploitable, la foule des hommes tenus pour superflus peut trembler, et chaque homme dans cette foule. De l’exploitation à l’exclusion, de l’exclusion à l’élimination... ? "

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Réponse à Valériane

    Le bloging, comme tout moyen d’expression, est en effet révélateur du psychisme de ses acteurs. D’autant qu’il passe par l’écriture, ce qui laisse tout loisir au lecteur de peser les mots, d’analyser ce qu’ils décrivent, laissent entendre ou encore dissimulent.
    En ce qui concerne le nombre des commentaires relatifs à mes billets, je m’étais en effet rendu compte qu’il allait déclinant :
Billet du 17 décembre :   6 commentaires et   88 pages vues
Billet du 18                      3 commentaires     134 pages vues
Billet du 19                      1 commentaire       109 paves vues
    Le nombre de commentaires serait donc inversement proportionnel au nombre de pages consultées.
Difficile pour moi d’en déduire quoi que ce soit, encore que le nombre des pages visitées soit en progression à peu près constante depuis la création de ce blog.
    Une remarque de Kloelle pourrait cependant nous éclairer :
    "Bien sûr que je viens te lire, m’écrit-elle. Je consulte plusieurs billets  à la fois... je choisis mon moment car tu ne fais pas dans le distrayant... je veux dire par là que tu fais dans l'essentiel, celui qui demande une vraie disponibilité de l'esprit et du temps pour lire, relire, comprendre et  réfléchir."
    Ces quelques mots ont conforté le sentiment que j’avais de m’éloigner trop rapidement de l’humour antérieurement pratiqué — de la bouffonnerie et surtout des visions érotiques offertes voici quelques mois. A ce moment-là, l’audience de ce blog atteignit des sommets qui ne furent pas dépassés. Mais que veux-tu, il y a des moment où le sexe de l'homme garde le profil bas et où  le rire, face à l’horreur économique, reste bloqué dans la gorge.
    A propos d’horreur économique, as-tu lu le livre de Viviane Forrester ? Cette écrivaine jusqu’alors dans la norme, a, voici dix ans, eu les mêmes appréhensions que celles que j’exprime à mon tour, que d’autres ont exprimées avant moi, et qui angoissent aujourd’hui un nombre grandissant de nos concitoyens.
    Dépasser la raison, quitte à plus tard revenir à des propos plus mesurés, ne peut que désigner ce que dissimule l’habitude, le ronron quotidien.

    Bonne journée à toi, et bonne journée à tous.
    Et merci à Kloelle.

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21 décembre 2008

Voici, par voie de commentaire, ce que réplique Valériane
(je la cite en intégralité) :

    Je suis finalement très contente de cette série de billets car elle est un vrai enrichissement et une confirmation pour moi, de ce que les blogs peuvent nous apprendre sur les hommes à travers le virtuel - La différence ne se fait pas avec "la vie normale" et pas besoin de voir les personnes pour anticiper leurs réactions - Certaines sont des livres ouverts- Je ne veux pas parler que des contenus des articles mais des commentaires ou au contraire ceux qui en évitent le sujet - Moi, qui suis à l'affût des nouveautés sur ressources humaines, c'est du "pain béni" - Michel faut-il se demander pourquoi ce billet a suscité si peu de réponses en profondeur sur son contenu ou même pas du tout ? La réponse tient-elle du caractère du sujet traité ou au contraire du caractère des personnalités qui ont l'habitude d'intervenir ici ou pourquoi pas les deux ? Bon Dimanche
Auteur : valériane  Date de publication : 21/12/08 - 14:15

  Nous sommes dimanche soir, j’ai récolté des poireaux une partie de l'après-midi, j’en ai plein les bottes.  Je tâcherai donc de lui répondre demain.

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20 décembre 2008

Valériane m’avoue être en profond désaccord avec ce que j’écris ces jours-ci.
Elle ajoute ne pas vouloir encombrer mon espace de commentaires trop longs.
Je l’invite donc à peaufiner ses opinions et glisser son texte dans ma boite personnelle. Je m’engage en échange à le publier sur ce blog.
C’est à mon avis le meilleur moyen de nous amener à un dialogue intéressant, peut-être constructif.
Et ce que je propose à Valériane, je le propose également à qui souhaite me contredire.

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19 décembre 2008

- 4 -
Problème des peuples : la solution finale

    Banquiers, chevaliers de l’industrie et tyrans ont tenté voici peu de temps de réduire les peuples à l’état d’esclaves. Ils cherchent à présent, suivant à leur manière l’exemple d’un Führer qui a voulu rayer de la carte des plus gênants d’entre eux, à apporter au problème de la société une solution définitive. Ils n’iront pas jusqu’à bâtir des usines où exterminer par wagons successifs et par familles entières des centaines de milliers de personnes, ils ont trop peur des conséquences. Nous avons mis les nazis à genoux, cela nous a sans doute coûté des dizaines de millions de morts mais nous recommencerons si le danger revient.
Hélas nous n’avons pas osé après notre victoire, au nom de la dignité de l’homme (étant donné aussi l’énormité de l’ouvrage), exterminer les bourreaux rescapés. Si bien que ces esprits retors, qui par la suite ont prospéré à des postes de direction et jusque dans des ministères, n’ont eu aucune difficulté à introduire leur poison dans le monde du travail, de l’industrie et de la gestion. Respect absolu de la base vis-à-vis du chef, respect du chef vis-à-vis de la hiérarchie, obéissance et productivité de rigueur, minimum vital en échange, les profits quant à eux allant grossir la fortune des puissants.

    Freud aurait pu intervenir, ramener ce goût du pouvoir au niveau de l’impuissance et du dérèglement sexuel, mais son savoir se cantonna aux victimes, le tortionnaire ayant de son côté tout loisir de perfectionner ses façons de procéder. Ainsi sont nées la concurrence, la lutte pour la suprématie, la recherche du moindre coût, la délocalisation.

    Pour maintenir en rang d’une part ceux qui se trouvent au chômage, de l’autre  ceux qui vont chaque matin gagner de quoi ne pas crever, ils ont à leur disposition des lois de plus en plus sévères, une vidéo de surveillance de plus en plus sophistiquée, une police répressive de plus en plus brutale. Un tel bouclier protecteur, ils le savent, ne durera qu’un temps. C’est la raison pour laquelle, petit à petit, ils regroupent leurs nations en organisations internationales de défense, lesquelles font mine de se haïr et se menacent du poing de derrière leurs casemates et remparts. Mais tout cela ne constitue que gesticulations destinées à tromper. Ils se sont entre temps mis d’accord, et nous pouvons parier qu’au moindre pet de travers dans chacun des fortins se déclenchera un conflit armé, capable seul de régler les problèmes : ceux du chômage et de contestation dans les anciens pays riches, ceux de la surexploitation et de la misère dans les pays voués à la pauvreté. Et le plus remarquable est que de tels nettoyages ne nécessiterons aucune intervention humaine. Ils se joueront en coulisses par l’intermédiaire de claviers et d’écrans, et seules les armes seront réelles, ainsi que les dégâts humains.

    Quant aux banquiers et autres donneurs d’ordre, soyons sans inquiétude pour eux  : comme à l’époque des dernières guerres mondiales, d’une part ils ont pris langue et se sont entendus, se sont d’autre part ménagé les terriers d’où ils ressortiront aussitôt retombées les poussières et les cendres.

    C’est du moins ce qu’ils pensent.

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18 décembre 2008

- 3 -
Crise : la répartie des peuples

Pinochet

    A propos des photons auxquels je fis allusion à la fin du billet précédent, un des lecteurs de ce blog, qui vient de signer un commentaire sous le pseudo, justement, de photon,  me signale que si Béhémoth règne sur l’élément  “terre“, Léviathan de son côté est en charge de l’élément liquide. Ainsi, lorsque la raréfaction de l’eau viendra renchérir sur celle de la nourriture (ce qui ne saurait tarder), nous entrerons le temps de l’Apocalypse.

    Il ne s’agit peut-être que d’une légende biblique, mais nous remarquerons que ces “fables“, communes à toutes les civilisations, constituent le fondement de la psyché humaine et de ses expressions. Il en est de même des œuvres de certains artistes et écrivains. Je viens de faire allusion à Jean Raspail et à ses “saints“, mais je pourrais tout aussi bien citer Terminator et La Route, de Cormac Mccarthy. Comme si l’artiste et l’écrivain, lorsqu’ils s’identifient au monde et s’enfoncent en eux-mêmes pour s’en aller à la recherche de ses bases, lisaient en cet inexploré l’avenir de notre monde, du moins en découvraient une forme possible. Leur œuvre alors devient un phare, un signal dans la nuit, une adjuration à s’arrêter quelques instants et, faute de pouvoir formuler, fermer au moins les yeux, tenter à son tour de voir et de saisir. Et même si nous  songeons, cartésiens comme nous le sommes, qu’il ne s’agit là que d’une action de notre imaginaire, prenons conscience que cet imaginaire fait partie de notre psychisme, qu’il est peut-être une forme évoluée de ce qu’on nomme l’instinct chez les animaux, et qu’il faut, sinon y obéir aveuglément, du moins en tenir compte.

    Nous en revenons ainsi à l’ogre qui ne voit et ne vise que l’argent , à ce Béhémoth et ce Léviathan qui font main basse actuellement sur notre devenir.

    Face à la bête immonde, certains “sages“, certains “illuminés“ prônent la non-violence, la compassion, l’amour.

    Peut-être ont-ils raison, mais je pense quant à moi, et de plus intensément à mesure que j’avance, que ce monstre, ou ce dragon, ou cet ogre auquel je fais allusion, qu’il s’exprime ou se dissimule sous la réalité de chaque jour, doit être non seulement combattu, mais vaincu, traîné devant l’humanité, mis à mort par les peuples.

    Nous devons extirper de notre être le besoin de dominer, de posséder, de maintenir en laisse. Nous devons chasser de notre cerveau le monstre qui nous dévore. Nous devons enchaîner le cyclope de la mythologie, l’aveugler comme l’a fait Ulysse, lui trancher la gorge. Alors seulement nous serons libres.

the_great_dictator

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Posté par curiosofurioso1 à 17:55 - Foire aux opinions - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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