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Avec le plus grand mal, la France a réussi à mettre Nicolas Sarkozy au placard. Du moins provisoirement. Mais qu’aura-t-elle gagné à changer de président ? Nous nous apercevrons très vite que le nouveaux ne vaut guère mieux que l’ancien. À cette différence que Nicolas  Sarkozy, avant de se faire élire, avait annoncé la couleur : profits en augmentation pour ceux qui ne savent plus qu’en faire, Restos du cœur pour les plus démunis. François Hollande quant à lui, pour atteindre la plus haute fonction de notre République, n’aura pas craint de raconter des bobards. Trois mois après son élection, force nous est de constater que les réformes promises par son parti ne verront jamais le jour : le salaire minimum continuera de stagner, les hauts-fourneaux de Florange s’éteindront d’ici peu tandis que le chômage resplendira de sa noirceur, que la finance restera aux commandes aussi longtemps que nous autres, gens du peuple, descendants des révolutionnaires de 1789 et 1848, sans oublier la Commune et la Résistance au nazisme, ne l’aurons pas mise au pas.

Mais voici, dans la grisaille du quotidien, qu’un nouveau rêve s’empare de nos esprits, que s’épanouissent des arbres de la liberté sur les décombres des banques. Par la force des choses, nous nous voyons de retour à la veille de 1789, avec les mêmes pantins à entasser dans la charrette menant à l’échafaud. Notre vieille droite européenne bornée, réactionnaire au possible, disons même obsolète car n’ayant plus aucune idées (mais en a-t-elle jamais eue), qui plus est incapable de résoudre le moindre problème posé à notre société par le développement d’une technologie qu’elle ne maîtrisera jamais, s’ingénie à embrouiller ce qui est clair. Sans compter qu’elle enterre sous d’éhontés mensonges, ou du moins qu’elle le tente au moyen des médias qu’elle contrôle, le besoin de justice, de fraternité et de beauté sans lequel nous ne serions que des singes.

Pas d’autre voie que le libéralisme, s’efforce-t-elle de graver dans le cerveau des peuples.

Mais les peuples les moins développés savent à présent lire, écrire et compter. De plus, ils possèdent l’étincelle de bon sens qui fait défaut à tous ces grands esprits gavés du venin des profits, entendez la soi-disant élite que nous impose le capitalisme, en vérité le ramassis d’aveugles, de tricheurs et de dégénérés qui mène en toute impunité notre planète à sa ruine.

Eh bien, avant qu’il ne soit trop tard, avant qu’elle ne nous enferme à jamais dans la prison du manque et de la frustration, qu’elle ne nous aiguillonne aussitôt pour que nous nous entredévorions, puis qu’elle ne nous abandonne, esclaves exténués, parmi les poubelles de son opulence,  arrachons-lui ses oripeaux, ouvrons sa boite crânienne, examinons sa boursoufflure mentale. Et cette droite d’une époque révolue, néandertalienne, unissons-nous pour la mener à sa dernière demeure, là où l’attendent les seigneurs magnifiques, les marquis suffisants et les hauts personnages d’avant la prise de la Bastille.