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Le Grand Marché Transatlantique, ou TAFTA, ou encore TTIP ou PTCI, devrait nous remplir d’espoir. Il a en effet pour objectif de favoriser les échanges commerciaux, donc engendrer de la croissance dans le contexte actuel de stagnation des pays prospères, en finale créer des emplois et augmenter les revenus (et pas seulement dans le cercle transnational de la finance, mais dans la totalité de l’univers salarial). Ce n’est pas moi qui le dit, ce sont messieurs  Jose Manuel Barroso, Martin Schulz , Nicolas Sarkozy, Jean-Claude Juncker etc. — enfin rien que du beau linge, de l’intelligence à revendre et de cette générosité, de cette  attention à autrui qui ont permis de bâtir l’Europe redistributive, sociale et fraternelle qui nous nous transporte de joie.

Je rigole, bien entendu — pour ne pas pleurer. Car le but des dirigeants de nos belles démocraties n’est pas la création d’emploi, quoi qu’ils disent, ni le panier de la ménagère, quoique le productivisme invite à son débordement, mais la richesse d’où qu’elle vienne, aussitôt réinvestie au Monopoly.

Pas réinvestie par eux, qui ne sont que les serviteurs de Béhémoth, mais par les Big Brothers veillant au grain depuis des salons de Bilderberg : les Rockefeller, les Rothschild, accessoirement les Rumsfeld, sans oublier notre ami Pujadas, relégué quant à lui chez les dîneurs du Siècle.

Et réinvesties pour quoi ? Pour qui ?

Pour eux seuls, autrement dit en pure perte. En pure perte pour nous autres, les dindons de la farce, et pour l’humanité, et pour Gaïa, et pour ce que l’univers attend de l’Homme.

En effet, qui croira que les rivalités de chien entre multinationales européennes et nord américaines vont créer de la richesse ?

Pure mascarade, qui n’est que le stade ultime (mais qui va s’aggraver au fil des décennies) du hold-up engagé à l’encontre des peuples par ceux qui les tiennent en laisse et n’aspirent qu’à ceci : leur disparition.

Parce que les peuples et leurs revendications, vivement qu’ils dégagen, pensent les Rothshild et Rockefeller. Vivement qu’on les écrabouille !

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