Retraité vivant allègrement au-dessous du seuil de pauvreté, j’apprécie énormément François Asselineau, haut fonctionnaire avec lequel je n’ai aucun point commun, mais dont je regarde avec un infini plaisir les vidéos qu’il publie sur le net. Nous avons un boulevard devant nous, disait-il dit récemment en parlant de l’UPR (Union populaire républicaine, mouvement politique qu’il a créé en 2007 et qui ne cesse de croître).

 


À propos du boulevard en question, je voudrais faire la remarque suivante : Asselineau n’est pas le seul à y marcher. Et si l’on exclut les Juppé, Sarko, Hollande, Macron et autres Bayrou qui n’en soupçonnent pas même l’existence, de même une Marine Le Pen dont le seul objectif est le dévoiement à son profit de toute artère dirigée vers le progrès humain, nombreux sont ceux qui l’empruntent en même temps que lui, ce boulevard de mieux en mieux éclairé. À commencer par Jean-Luc Mélenchon, le général Didier Tauzin, Jacques Nikonoff et, dans une moindre mesure, Nouvelle Donne et EELV, mais je dois en oublier… — Laissons cependant de côté Lutte Ouvrière et le NPA, formations n’agitant que le drapeau de l’intégrisme, se limitant de la sorte à de la figuration.

Homme de gauche convaincu, amateur des lumières susceptibles de chasser les ténèbres où tentent de nous enfermer le capitalisme mourant et ses dérives oligarchiques et financières, j’ai donc regardé avant-hier, toujours en vidéo sur la toile, le dialogue Noël Mamère - JLM, que vous trouverez ci-dessous.

 

À votre tour, vous y découvrirez l’esquisse d’une voie menant à l’horizon d’un monde où l’être humain, libéré de ses pesanteurs, n’aura plus guère besoin que de son cœur et de sa raison pour s’émanciper de ses chaînes et se guérir de ses névroses. C’est-à-dire d’un monde équilibré duquel auront été exclus les pugilats entre voisins, entre frères et sœurs, entre nations précédemment rivales… Un monde rêvé par chaque homme, chaque femme, chaque enfant, en bref la matérialisation de l’utopie vers laquelle nous dirige la voie royale qu’empruntent aujourd’hui les Tauzin, les Asselineau, les Mamère, les Mélenchon et, à leur suite, un nombre grandissant de simples citoyens comme vous et moi.

À leur suite, certes, mais à la suite de chacun d’entre eux, et sans hélas oser se retrouver. Comme si la crainte, la suspicion et le désir de se distinguer interdisaient encore les épousailles.

Eh bien ces épousailles, cette fraternité, cet enrichissement de chacune et chacun par chacun et chacune, exigeons-les de ceux qui se consacrent au peuple, c’est-à-dire à nous autres.

À deux doigts d’élections que se préparent à remporter les Juppé, les Macron et autres pantins, exigeons de ceux en lesquels nous croyons qu’ils cessent de se considérer de haut. Qu’ils abandonnent leur importance et leur chacun pour soi, qu’ils se rassemblent sous une même bannière, et qu’ils nous aident à nous sortir de notre purgatoire.

La majorité d'entre nous aspire à la démocratie, laquelle est l’expression de la maturité d'un peuple.

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