21 novembre 2009
On n'arrête pas le progrès !
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Paris, le 10 novembre 2009
INFORMATION CONFIDENTIELLE A MESSIEURS LES PREFETS
Suite aux dernières délibérations il a été décidé ce qui suit :
Suppression des panneaux de signalisation des radars fixes
A compter du 1er janvier 2010, les installations des panneaux annonçant la proximité des
radars ne seront plus systématiques à la demande des associations contre la délinquance
routière.
Cette nouvelle disposition devrait permettre de faire des économies substantielles quand on
sait le coût du panneau et de la pose (environ 10 000 €) et de positionner par ce biais
davantage de contrôles fixes. Je ne saurais trop vous conseiller de rester discret sur cette
nouvelle disposition au moins jusqu’aux élections régionales.
Par ailleurs dès 2010 les positionnements seront multipliés, l’objectif étant de mettre en place
des points fixes de contrôle tous les 10 kilomètres sur les axes principaux de vos régions pour
tendre vers un point tous les deux kilomètres d’ici 2015.
L’envoi à domicile des contraventions.
Le passage en société anonyme de la poste apporte également quelques modifications pour
améliorer la rentabilité des services, ainsi l’affranchissement ne sera plus pris en charge par
l’administration et les contraventions seront expédiées en port dû dès le 1er janvier 2010 ;
Si le contrevenant ne veut pas acquitter la taxe d’affranchissement et qu’il refuse le courrier,
l’amende sera doublée et réclamée par le trésor public.
En cas de non paiement ce sera alors aux gendarmes et policiers de se présenter au domicile
du susnommé pour encaisser les sommes selon la procédure actuelle en vigueur.
Pour application immédiate aux dates désignées,
Le chef de cabinet du ministre,
G. Ardeneau
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02 janvier 2009
Là, on peut apporter son manger

Bertuzzi — le festin de Balthasar (détail)
Difficile pour moi de concilier les fêtes de fin d’années, les viandes et pâtisseries, les verres qu’on vide avec un premier blog et maintenant un second, comme si celui-là ne me suffisait pas, comme si je n’en avais pas suffisamment sur la cafetière. D’autant plus qu’un passage à vide m’a jeté au fond de mon lit et plongé dans l’angoisse. Enfin, me revoici à peu près vertical, à peu près conscient, avec sous mes cheveux restants ce qui me meut depuis toujours et me porte vers vous : d’une part une colère noire à la vue des salades que nous servent président et ministres, d’autre part une envie formidable de m’amuser avec les mots et les images que nous créons et manions, et que j’imagine que vous me tendez pour que je renchérisse, que je vous renvoie la balle, les fleurs, les coups ou les caresses, selon la puissance et la précision de vos services
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D’où mon second blog, curioso furioso, auquel je convie à venir me rejoindre tous ceux qui ont des rêves, des émotions, des curiosités et fureurs.
Seulement, mes canards adorés, curioso furioso n’est pas seulement une table à laquelle on prend place pour consommer les plats concoctés en secret par mézigue. On peut ne faire qu’y passer, certes, on peut aussi tremper son doigt dans le pot de confiture, le plonger dans la sauce, grappiller quelque chair ou légume, et s’en aller sans même laisser d’adresse : curioso furioso est une portion de l’immense blogosphère, et l’accès en est libre.
On peut aussi, et c’est là que se matérialise le formidable appétit de fraternité répandu dans mes veines par la vision du ciel, c’est là également que je souhaitais en venir… on peut aussi — pardonnez-moi le terme — on peut aussi apporter du manger, déposer marmite, panier et bouteille au centre de la table.
C’est ce qu’a fait Servanne hier, ô l’adorable que je remercie avec chaleur, en glissant dans ma boite, à la tombée de la nuit, un merveilleux poème.
Alors imitez-la, et que les plats se succèdent, que tintent les carafes, que les senteurs se mêlent.
Nous n’avons pas encore de chambres à offrir aux convives qui auraient consommé au-delà du raisonnable, mais ne vous inquiétez pas, on peut aussi apporter son coucher.
05 novembre 2008
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à voir absolument
cette interview de Thierry Hermann
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