Chronique, virgule

Chronique d'idées, de mots et d'humeurs : derrière la virgule, il y a toujours à lire...

26 novembre 2009

Le paquebot “ France qui gagne “.

 

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La dernière 'étude de l'Insee sur les revenus fiscaux et sociaux permet de prendre la mesure du haut niveau de vie de la majorité de nos concitoyens, a fortiori de  la prospérité de la France, ainsi que  de sa bonne gouvernance :

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    • la moitié des Français ont un niveau de vie inférieur à 1.510 euros par mois,

    • 8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté,

    • on compte 1,9 million de travailleurs pauvres.

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En réalité, ce que ces chiffres soulignent de manière éclatante, c’est que la moitié des Français ont à leur disposition un minimum d’une patate par mois (un million d’anciens Francs, ce que de nombreux peuples d’Afrique leur envient), une petite partie d’entre eux disposant de sommes colossales qu’ils réinvestissent en permanence pour créer des richesses et développer le pays.Ainsi vogue la barcasse nationale : les rameurs suant à fond de cales, les gardiens du libéralisme et de l’ordre établi œuvrant au-dessus de la ligne de flottaison, les officiers se pavanant à l’ombre des drapeaux, le chef, sa chanteuse et sa cour quant à eux  au balcon du grand mat.

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Mais ce qu’omet de souligner l’Insee, c’est que la première moitié, affamée, méprisée et entassée dans des barres et des cubes de béton, voudrait elle aussi les trois quarts du gâteau. Un de ces jours les Rmistes vont donc sortir de leurs caves, les bûcherons se grouper autour du mât et saisir leurs cognées, les smicards dresser des gibets devant la figure de proue. Pendant ce temps les arbres de la liberté, plantés dans les décombres du passé … bon, on connaît la chanson… pas la peine de la répéter, mais prendre malgré tout le temps de s’embrasser — c’est la moindre des choses — avant de prendre le bouillon.

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05 octobre 2009

… et pour 27 dollars de plus.

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Coup sur coup, deux résultats électoraux qui, quand bien même seraient-ils comiques,  n’ont rien de réjouissant.

D’abord une invraisemblable interview de Serge Dassault. Selon ce chevalier de l’industrie aérienne, on ne peut mieux au fait des évolutions survenues depuis les lumières et le passage à l’ère industrielle, les syndicats ont qu’un seul rôle : inciter les ouvriers à la grève, parallèlement mettre des bâtons dans les roues de patrons qui n’ont de cesse d’enrichir la nation. Ainsi, les syndicats français poussent à réclamer des augmentations de salaire alors que leurs pendants polonais, bulgares, les chinois, birmans etc, moins avides et beaucoup plus bosseurs, produisent à des coûts hors de comparaison avec ceux de l’industrie européenne.

Il ne viendrait pas à l’idée de Serge, évidemment, qu’on pourrait raisonner à l’inverse et inciter les coolies à réclamer à leurs employeurs des salaires un peu moins indécents. Car une telle pratique serait un “ nivellement par le haut “, infiniment moins profitable, pour les nations et leurs seigneurs, par conséquent pour leurs manants, que le joyeux “ nivellement par le bas “ qu’on met en route chez nous. Mais passons.

  Passons, sans pour autant délaisser notre Serge

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tract_Dassault

Nouaille : adversaire de Dassaut

...  Ce battant, malgré son influence dans les sphères du pouvoir, fut déclaré inéligible pour avoir acheté bon nombre d’électeurs lors de scrutins qui l’ont gentiment déposé dans le fauteuil de maire de Corbeil-Essonnes. Nouvelles élections, donc, et voici notre pendard réélu — non pas en son nom, mais sous celui d’un homme de paille reconnaissant, qui s’incline déjà devant lui pour lui lécher les bottes. Elu en effet… oh pas triomphalement (27 voix d’écart avec son adversaire, soit 0,26% des suffrages), mais comme le chante son affidé, quand on aime, on ne compte pas…


Ensuite , les élections irlandaises.

Là, ce n’est pas Serge qui a triomphé, ce sont ses semblables, ses copains de l’Europe du pognon, de l’Europe du marché, de l’Europe qui déjà se vend à l’Amérique. De fins stratèges. Ils n’ont pas lésiné sur les subventions (provisoires, le temps d’empocher les bulletins), ni sur les promesses illusoires, ni sur les pub nauséabondes.

Pas de quoi se réjouir, pas de quoi non plus y aller de sa larme. Ou plutôt si, une larme. Une seule. Une toute petite.

Où va en effet notre France, où va l’Europe que nous avons souhaitée, bâties qu’elles sont l’une et l’autre sur le cynisme et le mensonge ?

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23 juin 2009

Amora/Maille - Exide : exit les gars, exit les bonnes femmes !

Fulmen

    Fulmen, fabricant auxerrois de batteries pour l’automobile, l’agriculture, l’armée, l’industrie etc, est tombé voici quelques années sous la coupe de la société américaine Exide Technology.
Or, pour des raisons de productivité, d’obéissance aux actionnaires désirant gagner toujours plus (sans pour autant travailler plus), cette société vient de déclarer la fermeture des usines Fulmen, pourtant génératrices de bénéfices, donc la mise au chômage des 314 salariés qui y travaillent. Tout cela pour monter au Canada un nouveau site industriel “performant“, y développer la fabrication de batteries au lithium — comme si cette fabrication ne pouvait s’effectuer à Auxerre, mais passons.
    Le plus drôle, dans l’affaire, est qu’un repreneur s’est présenté, s’engageant à conserver l’ensemble des salariés.
    Eh bien, pour une raison de haute stratégie — le repreneur  risquant d’entrer en concurrence avec lui — Exide refuse de vendre.
    Dans cette affaire, le traité de Lisbonne qui prône une concurrence libre et non faussée, n’est même pas respecté.

    Dans ce même ordre d’idée, la société Amora/Maille, proche d’Auxerre, vient elle aussi de fermer boutique. Non  en raison de la mévente de ses moutardes, mais parce que le groupe UNILEVER, qui se l’est appropriée, a besoin d’argent pour sa prochaine campagne de pub. Alors dehors les gars, dehors les bonnes femmes qui s’y crèvent !

    Pauvre Nicolas Sarkozy, qui s’est mis en tête (du moins le prétend-il), de moraliser le système capitaliste !

    — Au fait, avez-vous entendu parler du Grand Marché Transatlantique, qui doit s’ouvrir en 2015 ?
    — Non ?
    — Alors allez voir J-L M, il passe à la télé.

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11 avril 2009

Famines, misère et mascarade

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pisani
   Je ne sais si ma paresse est due au passage de l’hiver au printemps, au choc des civilisations ou encore au changement climatique, mais je rechigne à sortir de mon lit. J’interroge le réveil, je tire un bras de sous la couette et j’allume la radio, mais pas question d’en faire plus. Ce matin, sur France Inter, Edgard Pisani, 90 ans, ancien ministre de l’agriculture, et gaulliste de gauche …

    Si vous le voulez bien, une courte digression.

    Ce qu’il y a de consternant dans nos sociétés dirigées par experts, énarques et autres incapables ( oublions pour l’instant les malfrats et menteurs qui se sont emparés du pouvoir), c’est notre faculté de nous boucher les oreilles à la voix de l’intuition, au balbutiement de cette partie de notre esprit qui nous invite à ouvrir les yeux, nous désigne l’abîme vers lesquels nous glissons, le mur inébranlable qui nous attend au bout de notre ligne droite, pauvres moutons que nous sommes.

    Eh bien Edgard Pisani, dans le train qui nous a menés de notre victoire sur le nazisme à la dégradation actuelle de notre société, peut-être à la ruine de notre civilisation, de l’espèce humaine et de la terre entière, a toujours tiré la sonnette d’alarme. Mais qui a su l’entendre ?

    Pas les maîtres de forge, ni les barons de l’agro-alimentaire, qui se sont à ce point empiffrés qu’ils n’entrent plus dans leurs chausses. Ni les agriculteurs, protégés des guêpes dans les  cabines climatisées de leurs mécaniques nourricières, qui donnent du grain à moudre aux fabricants de ces insecticides  et pesticides qu’ils ne cessent de répandre et dont nous sommes friands, nous autres que la crise inquiète. Il faut dire que nos décideurs, dans l’expansion exponentielle de leurs chiffres d’affaire, se fichaient à l’époque de l’avenir de l’humanité : ils étaient occupés à se remplir le ventre à la mamelle des peuples. Et ils n’ont pas changé : ils sont toujours occupés  à pomper, avec fougue, de plus  avec le cynisme qu’on sait.

    Ni les intellectuels, occupés avant tout, comme le sont Bernard-Henri Lévy, Alain Jupée et Jean d’O , de la blancheur de leur chemise , de leur gloire personnelle et de leur nœud de cravate.

    Ni le cadre de PSA, qui n’a pas le temps de lever les yeux de son ordinateur tant son boulot le passionne.

    Ni l’ouvrier de Renault, auquel on fait croire que son patron se bat jour et nuit pour lui décrocher des commandes et pouvoir le nourrir, et faire en sorte qu’il ait de quoi s’acheter lui aussi sa bagnole, et qu’il ait son appart’ et son écran plat, comme son chef, et qu’il reçoive la HD, et bla et bla et bla…

    Eh bien nous voici dans de beaux draps. Car tandis que les algues vertes prolifèrent en Bretagne, 900 millions d’hommes n’ont pas de quoi se nourrir. Mieux encore, 15 personnes, avant tout des enfants, meurent de faim chaque minute que Dieu fait. Et la razzia de se poursuivre, de s’amplifier le pillage tandis qu’on vend des armes à qui demeure le ventre vide !

    Mais comment se fait-il, demandait naïvement le journaliste de France-Inter, que personne à part vous, monsieur Pisani, ne se soit inquiété de fournir des charrues à ces gens ?

    Certaines personnes y songent, ai-je eu envie de répondre à ce brave journaliste. Mais quel est le média, en ce bal des énarques et des gens bien, qui oserait parler publiquement de charrues ?

    Pour changer de sujet, du moins faire semblant… : nous avions hier soir réunion du PG de notre département. A deux mois de notre première échéance électorale, nous nous sommes penchés sur un formulaire à remplir .
    Bla bla, une  heure de réunion, 80km aller-retour, la nausée.

    Comme l’a chanté Ferré, nous vivons une époque moderne.
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26 janvier 2009

Journal de week-end

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    Samedi
    Je visionne un documentaire  sur les conditions de détention des prisonniers islamistes  . Il s’agit d’un documentaire d'unvestigation constitué surtout d’interviews de hautes personnalités américaines. Le but : déterminer si les tortures pratiquées à Abou Ghraib et Guantanamo sont l’œuvre de quelques brutes ou si elles ont été commanditées par la hiérarchie, voire les plus hautes instances gouvernementales. Car bien sûr, lors de leur révélation par la presse, l’U.S. Army, étonnée,  jura que personne n’était au courant. Or, l’enquête révèle : une, que les généraux américains l’étaient ; deux, que l’instauration de ces pratiques a été décidées par Bush, Dick Chesney et surtout Donald Rumsfeld, qui et allé jusqu’à jurer, la main  levée, qu’il n’avait jamais donné de tels ordres, encore moins conçu de tels moyens d’obtenir du renseignement. Or, on apprend que 1600 juristes s’étaient acharnés, sous ses ordres, à bidouiller la loi de manière, par exemple, à ce que le supplice de la baignoire ne puisse être juridiquement considéré comme une torture…

Abu_Ghraib_Prison_Photos11jun04p14

    Superbe d’honnêteté, la gouvernance de Bush ! D’autant plus que les menteurs se sont arrangés pour qu’on ne puisse les inquiéter.
    La première démocratie mondiale serait-elle un état voyou ?

   

Dimanche
    Cinéma : Valse avec Bachir, dessin animé israélo-franco-allemand sur les implications diverses dans les massacres de Sabra et Chatila. Remarquable ! On découvre de quelle manière les milices chrétiennes libanaise, avec la complicité des troupes israéliennes, ont exécuté en trente-six heures entre 700 et 3500 personnes dans les deux camps de réfugiés palestiniens. Si les milices ont fait le sale boulot, les Israéliens ont bouclé les camps au moyen de leurs chars. Ils ont aussi lancé des fusées éclairantes depuis les terrasses des immeubles voisins, de manière à guider les tueurs. Ariel Sharon, bien que Tsahal ait eu pour mission de sécuriser la zone, a fermé les yeux.

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    Israël, un état voyou lui aussi ?

   Lundi matin
    J’entends à mon réveil, sur France Inter, un journaliste rapporter, parmi d’autres horreurs, de quelle manière se sont conduits certains éléments de Tsahal : un arabe apparaît avec son fils au seuil de sa maison, une rafale, et adieu les bougnoules. La mère apparaît à son tour : seconde rafale, et adieu la vieille. Et comme cette maison, de toute évidence, est un nid de vipères, on lâche les panzers. Trois obus, plus de maison, 66 morts — une famille entière.
    C’est drôle, dans le dessin animé franco-germano-israélien, on faisait allusion à Auschwitz. On montrait même, comme à Varsovie, un petit garçon les bras en l’air. Ainsi,les cinéastes israéliens ne seraient  pas des voyous ?

Lundi midi
    Rendez-vous avec Sandrine, l’institutrice des Ouistitis. Une lumière, une force, un instant de bonheur dans ce monde de menteurs, de tueurs et de malfrats protégés par la loi.

Lundi 17 heures

    J’adhère au P.G., autrement dit le Parti de Gauche, créé il y a deux mois par Jean-Luc Mélenchon. Son programme ? A peu de choses près ce que j’ai tenté de bâtir dans ce blog.

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11 août 2008

Fin d'odyssée

F

    Eh bien, frères et sœurs, vous m’en donnez, du travail ! Je rentre de vacances, j’ai à peine eu le temps de tirer de mes sacs, pour les offrir à Pénélope, les haricots, tomates et autres légumineux ramenés d’une périlleuse odyssée potagère, qu’il m’a fallu prendre connaissance du courrier m’attendant sur la BAL de Virgule, poser mes fesses devant l’écran, me prendre la tête et m’efforcer de répondre à chacune et chacun d’entre vous avec l’humour qui me caractérise — je dis cela avec humilité, et j’ajoute que vos commentaires, sans la moindre exception, furent un baume à mon cœur délicat.

    Vous l’avouerai-je ? Il me semblait que j’avais poussé le bouchon hors des limites de la décence avec mon dernier texte, et je m’attendais à une volée de bois vert de la part de Coumarine, de Fanzesca, de Pivoine, etc… Et puis, miracle, voici que Fanzesca me saute au cou, que Coumarine, Aleajactaest et Pivoine, non seulement m’avouent certains de leurs débordements littéraires (en réalité le relâchement secret de leurs mœurs) mais de plus fomentent un tour qui restera dans les annales de la virtualité blogosphérique, à moins que le  Seigneur n’en décide autrement.

    Alors ce dont voulait vous entretenir Buster du haut de son podium — mort d’un grand écrivain, spectacle grandiose d’ouverture des jeux olympiques — il me semble maintenant que cela tombe à plat. Parce que Buster, en tant que guide autoproclamé des Combattants du Moi, rechigne à baisser les yeux vers une terre souillée, empuantie de plus par une sportivité à ce point formatée que les bras nous en tombent.

    Certes, la cérémonie eut de quoi éblouir, et les Chinois peuvent se féliciter de leur exploit. Malins sont-ils, comme les singes. D’autant que notre Président avait interrompu ses vacances et délaissé sa femme pour pouvoir s’y montrer. Constatons cependant, avec Ariane Mnouchkine, et malgré les feux d’artifice retransmis en direct pour des milliards de téléspectateurs en oubliant leur nom, que des milliers de clones effectuant le même geste avec une précision de métronome, ça a de quoi glacer le sang de n’importe quel individu se débattant quant à lui au milieu de névroses qui lui interdisent l’abordage de la terre espérée, la terre de Liberté.
Bon, Buster m’a chargé du reportage olympique, voilà qui est fait, passons à Soljénitsine.

    Un grand écrivain, littérairement parlant. Pas le moindre doute à ce sujet. Seul contre tous, et malade, il a déployé devant le grognement stalinien le formidable étendard de son verbe, et le tyran est passé à la trappe. Mais si, face au Mausolée vide, demeure brandi l’étendard de sa voix, on ne peut dire que ses écrits vibrent encore en nous.
Il aurait pu devenir un phare du genre humain, et j’ai bien cru qu’il allait se dresser, prophète intraitable, lorsque le régime communiste est tombé. Mais le grand Soljenitsine, qui, au combat pour le Moi a préféré le combat pour sa pomme, s’est rangé du côté de Poutine et du nationalisme.
    Requiescat in pace !

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31 juillet 2008

FUREUR !

 

caballo   Deux questions à 100 yuans, avant d’aller retrouver Buster — et en vous priant de m’excuser pour cette interruption dans le bon déroulement de ses affaires : comme vous, j’ai eu la chique coupée à l’annonce de la nouvelle que les dirigeants cacochymes de la dictature « communiste » chinoise, avec l’accord du Comité Olympique International, faisaient main basse sur le net pour des questions de sécurité…

    Question, donc :
    1 / Combien les maffieux du C.I.O. ont-ils touché non seulement pour fermer leurs gueules mais en plus pour donner leur accord ? Je vous rappelle que ces grands personnages, qui ont la charge les hautes valeurs de l’olympisme et de la jeunesse, et dont l’ancien président fut ministre du général Franco, ne touchent aucun salaire (le C.I.O. est une association à but non lucratif) mais qu’ils ont tous un train de vie de chef d’état, se déplacent en limousines blindées, et ne se restaurent que rarement chez MacDo…
    2 / Le prétexte de menaces terroristes pesant sur les Jeux ne serait-il pas un coup monté de dirigeants atrabilaires pour déployer quelque cent mille hallebardiers dans les rues de Pékin,  mener leur monde à la baguette, viser le même but avec le  reste de la planète ?

    Maintenant double question de Juju, avant qu’il ne retourne à la pêche : notre activiste de président, grand défenseur des Droits de l’Homme et des peuples, ne ferait-il pas lui aussi partie de cette bande de pirates ? Quoi qu’il en soit, ne ferait-il pas mieux, en vue de redorer son blason national et d’acquérir du même coup une stature planétaire, de s’écrier comme le général de Gaulle, du haut de la plus haute marche du podium, le jour de l’ouverture des jeux, devant des milliers de figurants chinois et des milliards de télespectateurs enthousiastes…

VIVE  LE  TIBET  LIBRE !

    Mais le général, c’est vrai, était un visionnaire comme on n’en fera plus. Lle pognon le refuse…

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08 juillet 2008

Oh les beaux jours

sow   L’Occident, frères et sœurs, vit ses derniers beaux jours. Alors qu’il ne progresse plus guère en terme d’enrichissement, le voici concurrencé par quelque deux milliards et demi de Chinois et d’Indiens (qui travaillent et consomment, eux !), et menacé d’invasion par 800 millions d’Africains qui n’ont trouvé, en réponse au Sida et aux guerres qui chaque jour les déciment un peu plus, que le rempart de copulations incessantes et de fornications soutenues.

    Mon Dieu, où allons-nous, ? se lamentent intellectuels, décideurs et concierges parisiens.

    Eh bien je vais vous le dire, moi : sous la conduite éclairée de nos présidents-casseurs, et de par la volonté des godillots qu’ils traînent dans leur sillage, nous allons droit dans le mur.
    Sur le plan économique, rien de plus normal. Il est d’ailleurs inutile de se bercer d’illusions, et nous devons abandonner toute espérance en une quelconque victoire. Au mieux parviendrons-nous à résister quelque temps, avec l’espoir que les salaires des travailleurs indiens et chinois s’aligneront peu à peu sur les nôtres — ce qui ne saurait tarder puisque notre pouvoir d’achat s’abaisse de 3% par an tandis que le leur grimpe de 9.

    Faites le compte : en dix ans, l’affaire est entendue.

    Alors quoi, foutus, sommes-nous ?

    Eh bien non, frères et sœurs. Il nous reste une carte dans notre manche, et une carte qui restera longtemps d’actualité, car personne à ce jour n’a osé la brandir et l’abattre : la carte de la Liberté, de la Solidarité, des Droits de la personne humaine.
    Du droit de l’enfant noir au pain blanc, du droit du petit Indien à préférer l’école au pétrissage des briques.

    Et c’est cette carte-là, tirée des poches de nos sans-culottes, sitôt que nous nous serons défaits de nos casseurs (les Bush & C°, les Berlusco et Sarko), que nous déposerons sur les tables de l’ONU, de l’UNESCO, de la Food Organisation, de la Word Company et du G8, devant les dictatures chinoise, birmane et africaines.

    Bien beau, tout cela, allez-vous dire. Mais où trouver la force morale nécessaire à une telle audace ?

    Eh bien voyez notre Président s’apprêter, suivi de ses conseillers, de sa top modèle et de ses comptables, à se rendre en Chine pour les Jeux Olympiques de la honte…

    Sans s’en douter un instant, borné, aveugle et ridicule qu’il est, ne travaille-t-il pas pour nous , pour la révolution mondiale ?

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05 juillet 2008

En réponse à Cloudy

Oui, Cloudy, Ingrid est un exemple de force et de convictions. D'autant plus qu'elle est allée au feu, et qu'elle en est revenue non seulement intacte, mais renforcée, je dirai même transfigurée. C'est en cela, que je la compare à Marianne - je veux dire à la Semeuse, celle qui guide notre peuple vers une liberté qu’il n’a pas encore.

Marianne est le symbole de la France, et je ne pense pas que le peuple français se soit trompé lorsqu'il a affiché sur les façades de ses Hôtels de Ville le beau visage (n’ayons pas peur des mots) d’une prisonnière qui lui ressemble. Alors dépassons notre scepticisme, il nous désigne la tombe.

Et faisons cette prière, nous que la “raison“ a rendus incrédules : que les communicateurs, les coupeurs de cheveux en quatre, les publicitaires et les magouilleurs de tout poil ne nous gâchent pas cette nouvelle Marianne comme il ont presque réussi à ternir, à grand renfort de décolletés, celle de nos barricades.
Et que cette Franco-Colombienne remercie la Vierge et s’en aille voir le pape, eh bien respectons sa prière, respectons sa foi.
Même si nous sommes athées, agenouillons-nous avec elle, faisons silence et regardons-nous : notre Semeuse, notre Marianne des barricades, notre Combattante à chaque fois terrassée par les armes et chaque fois renaissante n’est-elle pas, dans la mythologie de notre république laïque, c’est-à-dire dans notre inconscient, une réappropriation de la Vierge chrétienne, elle-même une réincarnation de la déesse Isis ?

Les peuples sont des enfants, l’avenir leur appartient.

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30 juin 2008

Peu à peu, le vide

Cette question que je me suis posée soudain, en me promenant dans la campagne :
Les papillons de mon enfance, où sont-ils passés ?

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