14 septembre 2008
Les semeurs de l'esprit
Pour Balthasard, notre ami actuellement en souffrance,





discours aux enfants - extraits
27 août 2008
Ce cher, ce vieux, ce malheureux Sapiens
discours aux enfants - extrait
17 juillet 2008
l'abreuvoir
Eh bien moi, mes petits amis, même si je dois travailler et me faire du souci, je préfère habiter une tête d'homme plutôt qu'une tête de lézard ou de lion : nul ne viendra m'attaquer, nul ne viendra me tuer pour me manger ou me prendre ma peau. Nul ne pourra se saisir de moi, ni m'enfermer dans une cage. Je serai libre d'aller où je veux, d'agir selon ma volonté.
Je pourrai même aider le lion et tous les animaux, leur apporter à boire si l'eau venait à leur manquer, au pays des hautes herbes.
"discours aux enfants" (extrait)
16 juillet 2008
le lézard (suite et fin)
Mais voilà qu'un lézard, justement, sortait de la fissure d'un rocher…
Je l'ai regardé et, en esprit, je suis entré dans sa tête pour savoir s'il était content.
Content ? Pas content ? Le lézard n'en sait rien. Le lézard ne sait même pas qu'il est un lézard. Le lézard ignore tout de lui-même. Quand il voit son reflet dans le miroir de la rivière, il croit se trouver devant un autre lézard. Il prend ses jambes à son cou et s'enfuit.
Donc, le lézard n'est ni content, ni mécontent. Ni heureux, ni malheureux. Il ne pleure ni ne rit. Simplement, il a faim ou pas faim. Quant il a faim, il sort chercher sa nourriture. Et quant il n'a pas faim, il reste dans son trou, à attendre.
A attendre quoi ? A attendre d'avoir faim. Mais cela, il ne le sait pas lui-même.
Pareil pour les poissons, même chose pour les libellules et les coccinelles. La même absence d'esprit chez tous les animaux.
Mais j'ai découvert autre chose, dans la tête du lézard. Une obsession qui ne le poursuit jour et nuit : la peur d'être mangé.
extrait de "discours aux enfants", page 28
14 juillet 2008
Lézard
Tout à l'heure, j'ai plongé dans les eaux d'une rivière. Ensuite, pour me reposer, je me suis allongé au soleil. J'étais bien. Je regardais les poissons, les oiseaux, les libellules et les coccinelles, et je me disais : tout de même, les poissons ne se font pas de bile. Quand ils ont faim, inutile de courir. Il leur suffit d'ouvrir la bouche et hop, un vermisseau leur entre dans le gosier.
Comme ça doit être agréable, ai-je encore pensé, de se laisser vivre ainsi, au fil d'une eau tranquille, dans une jolie rivière…
J'ai continué d'observer les poissons, les libellules, les coccinelles, et je me suis regardé tel que j’étais : allongé au soleil.
Je me suis alors posé une question : « Aimerais-tu, me suis-je demandé, vivre ainsi toute ta vie, allongé au soleil ? Aimerais-tu vivre comme un lézard, sans devoir travailler ? »
Bien sûr, je n'ai pas su répondre : j'ignore si le lézard est content de sa vie.
Mais voilà qu'un lézard, justement, sortait de la fissure d'un rocher…
Extrait de discours aux enfants.
09 juillet 2008
Sans parole
extrait de "discours aux enfants"
07 juillet 2008
"discours aux enfants", le livre papier
L’esprit, la place de l’homme sur terre, la civilisation,l’argent, la pollution, l’avenir… tels sont, de manière à la fois grave et plaisante, les principaux thèmes abordés.
Cet ouvrage de 96 pages, illustré par l’auteur, est une initiation à la réflexion sur les questions que se pose aujourd’hui tout être humain conscient.
Il est à vendre au prix de 11€ + 1,5 € pour frais de port, soit 12,5€.
Pour le commander, laissez un message à michelcornillon@orange.fr en donnant votre nom , vos coordonnées et votre adresse e-mail. Après quoi vous recevrez toutes précisions utiles.
Je rappelle que deux de mes romans, dont quelques extraits se répandent sur ce blog,
Judith, comédie érotique,
Viendrez-vous ? roman épistolaire,
sont actuellement disponibles gratuitement au format Pdf. Pour les obtenir, même démarche que précédemment.
A venir dans les mois prochains, si notre monde ne capote pas :
Eden, puis Auschwitz Karnaval.
nouvelle page
06 juillet 2008
Problème…
… extrait du "discours" :
Avant de savoir lire, écrire et compter, vous saviez juste jouer, écouter et parler. Encore avant, vous saviez juste marcher et manger. Et avant de savoir marcher, vous saviez juste crier dès que vous aviez faim. Vous étiez des bébés, de petits nourrissons pareils à des oisillons dans un nid…
Et avant de venir au monde, de hurler comme des fous pour qu'on vous donne du lait, où étiez-vous ? Qu'étiez-vous ?
Oui, je sais, vous étiez dans les ventres de vos mamans, tels les poussins avant de sortir de l'œuf. D'accord, mais avant ? Où étiez-vous avant l'œuf, mes poussins ?
01 juillet 2008
Pour une petite aux cheveux de lin
Où sera passé l'enfant que vous êtes aujourd'hui, quand vous serez adultes ? Aura-t-il disparu ?
On ne le verra plus que sur les photos prises par ses parents, mais vous le sentirez en vous. Vous sentirez qu'il continue de vivre.
Alors ne lui faites pas de peine, quand vous aurez grandi. Ne le jetez pas dans le puits de l'oubli, ne le laissez jamais désespérer ni pleurer, car ses larmes vous tueraient.
Retrouvez-le souvent, laissez son sourire et son rire éclairer votre face.
Vous êtes un milliard sur la Terre. Je vous embrasse un milliard de fois.
Sapiens, votre ami.
Extrait de "discours aux enfants“




