20 août 2009
Inglorious bastards
A la fois emballé et déçu par ce spectacle hors normes.
Emballé par la créativité de son auteur, sa liberté de ton,
ses coups assénés en direct ; emballé pareillement par l’humour accompagnant l’ensemble du
film (cf Pulp fiction), et plus encore par la férocité sans concession qui
s’exprime dans les scènes de baston (nous retrouvons ici le Boulevard de la
mort) ; emballé de même par le scénario à double face, par le jeu
des acteurs, par la bande son et j’en passe.
En gros, j’ai en partie retrouvé, avec une jubilation que
vous comprendrez, ce que j’ai moi-même exprimé dans mon Auschwitz Karnaval. A
ceci près que si Tarantino scalpe
ses victimes ou marque de la croix gammée, au couteau sur le front, celles
qu’il préfère maintenir en vie, je les désosse quant à moi et dans un premier
temps les bouffe, pour ensuite les servir sur plateau, sous forme de ragoût de
Mazurie, de pieds de cochon à la hongroise et de foie de génisse, à la cantine S.S. J’ai même retrouvé,
dans l’embrasement final de la salle de spectacle, ce qu’a dû entrevoir mon
Führer à moi dans son clapotis d’essence, après que j’ai mis le feu à son bain.
Maintenant, d’où vient ma semi-déception ?
Si vous avez des idées, quelques conseils à me communiquer…
.
18 août 2009
La haine ? Que nenni : le bonheur !
Michel Cornillon le
18 août 2009
Gendarmerie, Brigade motorisée
à l’attention du brigadier
motorisé Morel
Monsieur,
En
ce qui concerne l’infraction que j’ai d’après vous commise le 16/08/2009 sur la
RD 955 (avis de contravention 20897459), je me permets d’exprimer ici mon
désaccord total avec les constatations que vous avez faites, à savoir que
j’aurais gêné la circulation .
Cette
affirmation, à mon sens, relève de la plus totale fantaisie. A moins qu’il ne
s ‘agisse d’un instant d’égarement dû à la forte chaleur.
Alors
que des voitures venaient en sens inverse et que la configuration de la route
(descente en ligne droite et remontée symétrique) me permettait non seulement
d’apprécier les distances mais d’avoir une vue dégagée, j’ai doublé un 4X4 qui
se traînait à 80 km/h. Vous avez vous-même reconnu, et cela m’a fait plaisir,
que ma manœuvre avait été parfaitement exécutée. Seule infraction, ma vitesse
de 104 km/h, que je justifierai par la déclivité de la route et la nécessité
d’exécuter ce dépassement dans les délais les plus brefs, de manière à ne pas
gêner. Je me souviens alors d’un appel de phares provenant de la voiture qui
venait dans l'autre sens, signal que vous interprétez comme une protestation
d’automobiliste en danger, et que je considère de mon côté comme
l’avertissement amical d’une présence policière. Présence qui me fut confirmée
lorsque vos deux collègues à moto, et en tenue, me rattrapèrent et
m’arraisonnèrent à l’entrée de Toucy.
D’homme
à homme, c’est donc ma parole contre la vôtre. A ceci près que vous ne pouvez
en aucune manière, reconnaissez-le, prouver que j’ai gêné la circulation :
il aurait fallu pour cela que vous vous trouvassiez derrière la voiture
“protestataire“, de plus que vous visionnassiez l’éclairement effaré de ses
stop. Or, puisque vous avez remarqué son appel de phares, vous avouez ipso
facto vous être trouvé face à elle.
Dans
une démocratie normale, le doute bénéficie à l’accusé, c’est-à-dire à moi dans
le cas présent. Mais je ne serai pas chien. Je viens d’ailleurs d’envoyer un
chèque de 90 € au Centre d’encaissement des amendes, et la présente
protestation ne sera suivie d’aucune autre.
Je
perds 3 points alors qu’il ne m’en restait que trois, me voici donc
prochainement sans permis, et c’est tant mieux. Un grand merci à vous. Sans
plus me stresser à l’idée de croiser le chemin des forces de Sécurité routière
en tenue banalisée, je vais ainsi pouvoir, comme un nombre grandissant de
Françaises et de Français, rouler
en voiturette à 50 km/h et faire chier, sur la D 955 entre autres, une
foultitude de conducteurs moins avisés que moi.
Recevez
donc, monsieur le brigadier Morel, mes plus cordiales salutations.

