Macron-Le Pen

On vit dans un monde de plus en plus fictif, où l’imaginaire collectif est soigneusement guidé vers le rappel constant des « heures les plus sombres de notre histoire ». On exhorte les électeurs à voter pour « faire barrage » à un fantasme du passé en s’imaginant être des « résistants ». En réalité, en « résistant » aux menaces du passé on se livre allègrement aux pires dangers du présent.

 Ce n'est pas moi qui le dit mais  mais Diana Johnstone dans un article pêché ici :  http://lucien-pons.over-blog.com/2017/05/dimanche-7-mai-2017-en-france.deux-candidats-et-la-recomposition-politique.par-diana-johnstone.html

Quoi qu'il en soit, j'ai trouvé accablant le face-à-face télévisé d'hier. Mensonges contre fausses vérités, ficelles tendues au travers du chemin censé  tirer les Français de l'ornière… Et comme le dit Thierry Meyssan :
« Il est désolant que les Français ne réagissent ni devant l’unanimité du Grand Capital, ni face aux injonctions de recourir aux mêmes dispositifs juridiques et de professer les mêmes slogans. Au contraire, ils persistent à considérer comme fasciste le Front national actuel sans autre argument que son lointain passé.»

Cette phrase me fait penser à ce que disait mon père, militant communiste, lorsque de Gaulle est revenu au pouvoir en 1958 : « De Gaulle, c'est le fascisme ! »

À en rire, ou à en pleurer ?

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